… Un vent de liberté …

Je vous parle de liberté, de droits des femmes, d’émancipation cette semaine …

Mon esprit traine encore un peu du côté de Saint Jean de Luz mais la reprise était bien là ! Et l’actualité n’est toujours pas très belle en ce qui concerne les droits des femmes. On culpabilise des lycéennes sur leur tenue et on leur demande de faire preuve de ‘bon sens’. Donc on demande aux filles de faire attention à ne pas provoquer plutôt que d’éduquer les garçons. Ce n’est qu’un exemple de la longue liste des (toujours) actuelles inégalités et des combats encore à mener.

Alors je viens vous parler de deux bouquins en cette rentrée !

Le premier m’a chaviré ! Il s’agit de ‘Une farouche liberté’ de Gisèle Halimi avec Annick Cojean.

Ce livre où se raconte Gisèle Halimi est absolument passionnant. Gisèle Halimi y narre son parcours, sa carrière, ses combats, avec beaucoup de fougue, d’humour aussi et surtout de passion. De sa grève de la faim à 10 ans pour se révolter contre l’injustice que provoquait le fait d’être une fille à sa carrière d’avocate, son histoire se dévore d’une traite et avec grand plaisir.

Je connaissais son procès retentissant à Bobigny quand elle y défendait une jeune fille Marie Claire, accusée d’avoir avorté suite à un viol mais j’en ignorais les détails. Et c’est passionnant à lire. Son combat pour les femmes est de tous les instants, de tous les fronts. J’en découvre les dessous d’une lutte acharnée.

Quand elle défendait Djamila Boupacha, une jeune militante algérienne torturée et violée par l’armée française, quand elle montait son association ou quand elle se battait pour modifier les lois (avortement, reconnaissance du viol en tant que crime etc), elle est tout simplement bluffante.

« Ma liberté n’a de sens que si elle sert à libérer les autres »

Et elle est surtout très inspirante. J’aurai voulu lire son histoire quand j’étais ado ou quand j’avais 20 ans. J’espère que la jeune génération le fera.

Et chacune de ses rencontres m’a fait rêver, quand elle partage ses combats avec Simone Veil, Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre, quand elle rencontre Françoise Sagan par exemple. J’aurai adoré y assister ! Et quand De Gaulle lui demande « Madame ou Mademoiselle? », elle lui répond d’un magnifique « Appelez moi Maître, monsieur le Président ».

Gisèle Halimi nous a quitté le 28 juillet 2020 à l’âge de 93 ans. Sa vie a été un combat de tous les instants, une liberté folle dont elle a fait un symbole de force et de pugnacité. Et il ne faut pas passer à côté de son histoire. Ce livre se lit d’un souffle et il donne beaucoup de force et d’espoir. (Et cette héroïne mérite sa place au Panthéon).

Ma copine Sandrine, du blog ‘L’instant livre’ a chroniqué ce bouquin. Je n’ai découvert son billet qu’après avoir écrit le mien. Nos ressentis se ressemblent fortement, c’est à lire ici => L’instant livre ).

« Il est un langage que tiennent les hommes et que les femmes ne devraient jamais laisser passer. Les mots ne sont pas innocents. Ils traduisent une idéologie, une mentalité, un état d’esprit. Laisser passer un mot, c’est le tolérer. Et de la tolérance à la complicité il n’y a qu’un pas ».

Le deuxième bouquin qui m’a marqué c’est « Bénie soit sixtine ». Il s’agit du premier roman de Maylis Adhémar.

Il est publié chez Julliard dont la nouvelle directrice est Vanessa Springora.

Et ce premier roman est étourdissant. Je l’ai dévoré, emportée par cette histoire.

L’histoire de Sixtine, jeune femme élevée dans une famille catholique, ultra traditionnaliste, sectaire et dont le parcours semble tout tracé : elle épousera un bon catholique pratiquant et sera mère d’une famille nombreuse. Hum, dejà ça me fait rêver. Evidemment, dans cette famille, on ne rigole pas avec les principes et on l’a élevée dans l’idée que la femme ne travaille pas pour élever ses 5-6 gosses, les prières se font quotidiennement et à genoux (et en latin), les tenues doivent être décentes, on souffre en silence, etc. Bref, une vie de rêve qui s’annonce.

Tout semblait parfaitement écrit, jusqu’à ce que la vie, les hasards et le petit grain de sable dans la matrice ne viennent faire des siennes !

Sixtine va alors commencer un long chemin pour s’émanciper de ce carcan, de ces traditions et de la pression familiale et religieuse.

Ce livre se lit comme un vrai thriller psychologique (et fait parfois plus flipper que certains polars tellement les scènes font froid dans le dos) mais aussi et surtout comme une ôde à la liberté et à l’émancipation de la femme. Et ce n’est pas facile de se défaire de ces valeurs inculquées dès gamine et de faire sienne sa propre vérité.

J’ai dévoré ce livre et je vous invite à le découvrir. Un vrai coup de coeur pour moi.

Et j’ai encore plein de livres à découvrir, source toujours intarissable. Et vous, elle est faite de quoi votre rentrée littéraire ?

Jess’

(Et en attendant, la semaine a été plus que difficile mais mon ‘Wonder Woman An IV’ est plutôt rassurant et la Serie A reprend ce soir pour la Juve et j’ai hâte de voir les débuts du coach Pirlo)

Une réflexion sur “… Un vent de liberté …

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